Portrait de Jean-François Léonor Mérimée, secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture, pastel par Simon-Jacques Rochard, 1828. Musée du Louvre © RMN
Portrait de Jean-François Léonor Mérimée, secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture, pastel par Simon-Jacques Rochard, 1828. Musée du Louvre © RMN



Le pavillon Mérimée au château de Boglie


Diane rendant à Aricie Hippolyte ressuscité par Esculape, par Léonor Mérimée. © Musée du Louvre/E. Revault

Diane rendant à Aricie Hippolyte ressuscité par Esculape, par Léonor Mérimée. © Musée du Louvre/E. Revault


Ordre royal de la Légion d'honneur décerné à Léonor Mérimée le 11 décembre 1820 ©  Centre historique des archives nationales LH 1837 25 2
Ordre royal de la Légion d'honneur décerné à Léonor Mérimée le 11 décembre 1820 © Centre historique des archives nationales
LH 1837 25 2


Jean-François-Léonor MÉRIMÉE
(1757-1836), père de Prosper Mérimée


Son père, François Mérimée, avocat au parlement, était intendant du maréchal de Broglie. Il monte à Paris en 1778 pour apprendre la peinture et entre à l'atelier de Doyen, le maître de David. Second prix de Rome en 1787, on le trouve en Italie en 1788. En 1793, il rentre à Paris, peint des sujets mythologiques et galants. Fidèle à ses goûts classiques, il est ennemi déclaré des romantiques. Son fils apprécie ses tableaux et en conserve plusieurs dans son appartement ; ceux-ci seront détruits dans l'incendie de la maison, en 1871. Le musée du Louvre détient de lui un dessus de porte, on connaît quelques ébauches ainsi que des copies gravées de ses œuvres.

Il finira par renoncer à la peinture pour se consacrer à son enseignement. En 1795, il est nommé professeur de dessin à l'École centrale, puis à l'École polytechnique où il entreprend des recherches chimiques sur les couleurs ; il sera destitué en 1815, par la Seconde Restauration. Depuis 1806 jusqu'à sa mort, il est secrétaire perpétuel de l'École des Beaux-Arts. Membre très actif de la Société d'encouragement de l'industrie nationale, il en devient le secrétaire en 1812, rédige divers rapports, invente lui-même un type de papier utilisé dans la Marine, propose une perfectionnement mécanique de la harpe. Mais c'est la peinture qui continue à l'intéresser en premier lieu. En 1788, au cours d'un voyage en Hollande, il a été frappé par l'excellent état de conservation des Van Eyck, une question de technique qui ne cessait de le préoccuper depuis. En 1830, enfin, ses recherches dans ce domaine arrivent à maturité, et il publie son Traité de la peinture à l'huile ou des procédés matériels employés dans ce genre de peinture depuis Van Eyck jusqu'à nos jours, ouvrage qui aura un grand succès en Angleterre aussi (traduit en 1839) et fera autorité tout au long du siècle.

Nommé "le bon Mérimée" par ses amis, c'est un homme bien entouré : compagnon de Girodet en Italie, ami d'Ingres, il reçoit à Paris le critique William Hazzlitt, Northcote, élève et biographe de Reynolds, et l'auteur dramatique Thomas Holcroft.
Ce fut un excellent père : ses lettres à des intimes témoignent du sens critique qu'il exerçait à l'égard de son fils, en même temps que du respect sincère, enjoué et quelquefois teinté d'ironie, qu'il portait à ses talents et, surtout, à son individualité.
École royale des Beaux-Arts, Bâtiment du Sud, 1er étage. Appartement de M. Mérimée, secrétaire perpétuel de l'École, 9 septembre 1823 ©  Centre historique des archives nationales F13 1115
École royale des Beaux-Arts, Bâtiment du Sud, 1er étage. Appartement de M. Mérimée, secrétaire perpétuel de l'École, 9 septembre 1823 © Centre historique des archives nationales F13 1115
Lettres sur la peinture. Traduction du discours du peintre Johann Heinrich Fussli par Léonor Mérimée,  avant 1834. Ms. 644, 1ère page, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Ms 644.
Lettres sur la peinture. Traduction du discours du peintre Johann Heinrich Fussli par Léonor Mérimée, avant 1834. Ms. 644, 1ère page, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Ms 644.