Portrait de Delécluze dessiné par Léon Bénouville gravé par F. Gérard © Bibliothèque nationale de France (estampes)


Mérimée en 1825 et Mérimée en Clara Gazul, dessin d'Étienne Delécluze


Mérimée en 1825 et Mérimée en Clara Gazul, dessin d'Étienne Delécluze

Étienne-Jean DELÉCLUZE (1781-1863)

Élève de David - son ouvrage Louis David, son école et son temps (1858) fera longtemps autorité - , il s'impose rapidement comme peintre mythologique, obtient une médaille de première classe au Salon de 1808. Pourtant, il renonce bientôt à la peinture pour se consacrer à la critique d'art et à la littérature.

De 1824 à 1855, il tient la rubrique de la critique d'art et suit les représentations du Théâtre-Italien au Journal des Débats. Il professe des principes classiques plutôt rigides, sans aucune concession aux arts romantiques novateurs, position d'autant plus étonnante que dans son "grenier", il accueille l'avant-garde littéraire du Globe. Il est aussi romancier, traducteur de Dante et il a laissé une série d'études sur la Renaissance italienne qui auraient dû composer un vaste tableau historique, resté inachevé. Ses Souvenirs de soixante années (1862) sont exploités par tous ceux qui cherchent à connaître l'époque.

Le jeune Mérimée est assidu au "grenier" de Delécluze - de même qu'au salon de son beau-frère, Emmanuel Viollet-le-Duc, le père de l'architecte - , c'est là qu'il donne les premières lectures des pièces du Théâtre de Clara Gazul. Pour le frontispice du volume, publié sous anonymat, Delécluze dessine le portrait de Mérimée déguisé en comédienne espagnole.