Portrait de Jean-Jacques Ampère par Adam Salomon © Bibliothèque nationale de France


Jean-Jacques AMPÈRE (1800-1864)

Fils du physicien André-Marie Ampère, il s'engage dans des études de lettres. Collaborateur du Globe, assidu aux salons libéraux de la Restauration, en particulier chez Madame Récamier qu'il aime, il participe activement à la vie intellectuelle de son temps. Attiré par les littératures étrangères, il entreprend un voyage dans l'Europe du Nord (1827), y recueille des poésies populaires et, en les comparant aux Eddas, aux Niebelungen et aux Sagas, il contribue à frayer le chemin de la littérature comparée. Suppléant d'abord de Villemain et de Fauriel à la Sorbonne, il obtient, en 1833, la chaire de littérature française au Collège de France, et publie une Histoire littéraire de la France avant le XIIe siècle (1840), puis une Histoire de la littérature française au moyen âge, comparée aux littératures étrangères (1841). Nouveau grand voyage en 1841 : Égypte, Nubie, Grèce, Asie mineure. Dernier grand voyage, en 1851 : Canada, États-Unis, Antilles, Açores. Il consacre ses dernières années à son grand ouvrage historique : Histoire romaine à Rome (1861-1864), suivie de L'Empire romain à Rome (1867).

Pour Mérimée, Ampère est un important compagnon de route : camarades de lycée, ils traduisent ensemble Ossian ; ils se côtoient sans cesse dans les salons et, plus tard, dans diverses institutions culturelles ; ils visitent ensemble la Grèce et l'Asie mineure en 1841. Élu en 1848 à l'Académie française, Ampère y sera reçu par Mérimée. Son César, scènes historiques (1858), écrit en vers, ne lui sera pas pardonné par son ami "illyrique".